Rétrospective

Frankenstein Retrouvé

Un jour de juin 1816, au cœur de la campagne genevoise, la romancière britannique Mary Shelley imaginait une créature qui allait marquer à jamais la littérature… et plus tard, le cinéma. Et donc, à l’occasion de l’exposition organisée par la Fondation Bodmer, et en relation avec la Fondation Brocher, les Cinémas du Grütli proposent du 8 au 21 juin 2016, un florilège d’œuvres autour du monstre de Frankenstein.

David Cronenberg

Ce Canadien né en mars 1943, est entré dans le cinéma à la fin des années 60 par le biais de l’avant garde. En 1975, il change de style, réalise Shivers (Frissons) et devient immédiatement un cinéaste culte pour les amateurs du cinéma fantastique et d’horreur. Ses films suivants vont renforcer sa réputation et rencontrer un large public. Le sommet est atteint en 1983 avec Dead Zone, adaptation d’un roman de Stephen King.

Eric Rohmer

Rohmer fut l’un des critiques les plus brillants et les plus contestables des Cahiers du cinéma, puis l’un de ces jeunes turcs (avec Godard, Truffaut, Rivette) qui passèrent derrière la caméra dans les années 50, grossissant la dite Nouvelle Vague.

Le Centenaire D'orson Welles

Dès Citizen Kane, son premier film de long-métrage, qu'il a réalisé à 26 ans, Orson Welles a marqué la planète. Il fut le jeune prodige du cinéma américain des années 40… Et dès son deuxième film, La Splendeur des Amberson, il en devint le nouveau cinéaste maudit. Toute sa carrière de réalisateur passa ainsi par des hauts très hauts et des bas. Elle fut pour le moins chaotique mais parfois «brillantissime». Dans ses films, Orson Welles pétrissait des mythes. Il devint lui-même très vite - et longtemps - une légende dudit Septième Art.

Mikio Naruse

S’il est un cinéaste japonais qui mérite d'être plus reconnu, c’est Mikio NARUSE. L'effort en ce sens a certes commencé il y a plus de trois décennies. Il n'en reste pas moins que ce réalisateur auteur d'une bonne dizaine de chefs d'oeuvres, et d'une vingtaine de films remarquables par leur tendresse, leur cruauté et leur élégance reste à découvrir. D'autant plus que Naruse fut le grand metteur en scène des femmes qui ne se soumettent pas.

Francesco Rosi

Des maîtres du cinéma italien, Francesco Rosi, disparu en janvier dernier, est le moins connu hors de son pays. Peut être parce qu'il a refusé de parier sur le spectaculaire dans des films qui, comme Salvatore Giuliano, auraient pu se couler dans un moule de cinéma hollywoodien.

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