Rétrospective

WILLIAM FRIEDKIN

« Maître? Père? Oui. Les films proposés ici remettent  William Friedkin au milieu du village. Et pas n’importe lequel : celui, bâti aux Etats-Unis dans les années 1970, qui continue de plonger les cinéphiles dans un abîme de nostalgie. Sur la grande place, Spielberg, Scorsese, Coppola, voire George Lucas ont leurs statues et leurs fidèles.

YASUJIRO OZU

Avec Naruse, Kurosawa et Mizoguchi, que nous avons déjà célébrés, Yasujiro Ozu est l'un des grands du cinéma japonais. Et c’est peut être le plus étonnant des quatre...

D'abord inspirés par le cinéma américain puis, après guerre, de plus en plus épurés, ses films cadrés "à hauteur de tatami", dit un critique américain, ont fasciné Wim Wenders par la douceur désabusée de leur propos, et le sens incomparable de l’espace et de l'humanité dont ils faisaient preuve.

Bette Davis

Bette Davis était une reine, une actrice qui s'imposa dans des rôles de femmes émancipées dans les films de la Warner, le studio de Hollywood qui, dans les années 30, était le plus ouvert au monde... 
Elle fut nominée aux oscars 10 fois comme meilleure actrice et gagna la précieuse statuette pour deux films, L'intruse et L'insoumise... C'est pourtant plus tard, dans La garce de King Vidor et pour All about Eve de Joseph L. Mankiewicz qu'elle entra définitivement dans la légende... 

Les frères Dardenne

Faire des films à deux quand on est frères ça arrive (aux frères Coen, aux Wachowsky, qui sont maintenant deux soeurs) mais pas souvent. En 1996 La Promesse est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs et c'est le vrai début de la carrière de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Le commencement d’un cinéma, qui par sa mise en images même, reste proche de ses personnages. Trois ans plus tard, Rosetta remporte la Palme d’or à l’unanimité puis, en 2005, c'est au tour de L’Enfant de se voir attribuer la récompense suprême à Cannes.

Jeanne Moreau

Un demi siècle de cinéma français (et mondial d'ailleurs) parcouru par un tourbillon...  Voilà ce que nous fera ressentir cet hommage à Jeanne Moreau.

De quoi plonger dans le cinema noir français des années 50 sous l'autorité d'un Jacques Becker ou d'un Gilles Grangier, de la voir dirigée par Orson Welles dans l'ombre de Shakespeare, par Joseph Losey, Louis Malle, Luis Bunuel, Tony Richardson, François Truffaut, Peter Brook, ou Theo Angelopoulos et Bertrand Blier… 

Jacques Tourneur

Si la filmographie de Jacques Tourneur parait aujourd'hui éclairer le firmament hollywoodien comme un astre pur, sa carrière mit du temps à décoller… Le fils de Maurice Tourneur, autre cinéaste d'importance, commença par faire tous les métiers à Hollywood et à Paris avant de diriger en France quelques comédies oubliées. Il repartit ensuite à Hollywood mais sa filmographie ne s'envola qu'après son embauche à la RKO par Val Lewton.

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