Good Will Hunting

Gus Van Sant - USA - 1997 - vost - 126' - Couleurs - Numérique

Will Hunting est un authentique génie mais également un rebelle aux élans imprévisibles. Il est né dans le quartier populaire de South Boston et a arrêté très tôt ses études, refusant le brillant avenir que pouvait lui procurer son intelligence. Il vit désormais entouré d'une bande de copains et passe son temps dans les bars a chercher la bagarre et à commettre quelques petits délits qui risquent bien de l'envoyer en prison. C'est alors que ses dons prodigieux en mathématiques attirent l'attention du professeur Lambeau, du Massachusetts Institute of Technology.

Critique

Gus Van Sant n'a pas écrit le scénario : celui-ci est l'oeuvre de Matt Damon, à l'époque star en puissance, qui interprète Will avec brio, et de Ben Affleck, son copain dans le film. Mais le réalisateur joue en finesse le jeu de cette histoire chaleureuse à la frange du réalisme et de la fable. La vie de ce personnage brillant et rebelle, c'est l'amitié déconneuse avec ses copains d'enfance, la tournée des bars où l'on écluse les bières. Ces situations quotidiennes, Gus Van Sant les filme comme des petits morceaux de bravoure, avec un sens du dialogue et du détail jubilatoire.

On peut juger plus convenu le fil rouge de l'histoire : la relation tendue, tumultueuse, de Will avec son psy. On devine très vite qu'entre le jeune génie qui a du mal à grandir et le thérapeute éprouvé par un deuil irréparable ça devrait finir par s'arranger... Mais chacun de leurs face-à-face vient brouiller l'image de ce « patient » hors norme, et le cinéaste laisse habilement planer le doute (presque) jusqu'au bout sur les ressorts de son entêtement à ne pas ­entrer dans le moule.

Jean-Claude Loiseau, Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 29 Novembre 2017 au 19 Décembre 2017
Cinéaste de tous les genres
De tous les cinéastes américains contemporains, Gus van Sant est sans doute celui qui a le plus navigué entre le cinéma commercial (Will Hunting, A la recherche de Forrester), de recherche (Gerry), le cinéma de genre (Psycho) et