Deuxième volet d’un triptyque, le nouveau film de Pascal Greco nous invite à la rêverie, au voyage, à l’introspection. Il parvient à mettre en image un lieu fantasmé où se croiseraient des mégapoles asiatiques sans âme, des confins islandais poignants, des feux d’artifices luminescents. On se retrouve projeté dans un espace-temps onirique.
Dès ses débuts, Michael Haneke s’impose comme un cinéaste géologue ; un spéléologue obstiné qui parcoure inlassablement les veines du mal. Ave une caméra plus neutre qu’un membre des services diplomatiques suisses, il filme un quotidien dans ce qu’il a de plus routinier, avant de s’infiltrer, avecle tranchant et la précision d’un scalpel, dans les failles les plus sombres de l’âme humaine. Il se fait le chantre du malaise, sans y mettre – apparemment– la moindre émotion. Pas d’identification possible, le spectateur reste un spectateur.