
Rétrospective Rodrigo Sorogoyen
Rétrospective Rodrigo Sorogoyen en 6 films du 16 mai au 26 mai !
À l'occasion de la sortie en salles de son nouveau long-métrage L’Être aimé présenté en Compétition au Festival de Cannes 2026, Les Cinémas du Grütli proposent une rétrospective des films du cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen.
À l’occasion de cette rétrospective, les Cinémas du Grütli proposent de parcourir l’œuvre de Rodrigo Sorogoyen, figure majeure du cinéma espagnol contemporain. En quelques longs-métrages, le cinéaste a imposé une signature immédiatement reconnaissable, faite de tension, de précision formelle et d’attention aiguë aux conflits qui traversent la société.
De Stockholm (2013), portrait trouble d’une rencontre amoureuse, à Que Dios nos perdone (2016), plongée suffocante dans un Madrid en crise, Sorogoyen explore des territoires où l’intime et le politique se heurtent. Avec El Reino (2018), il signe un thriller vertigineux sur la corruption, avant de déplacer son regard vers la violence sourde et les fractures territoriales dans As Bestas (2022). Entre ces deux films, Madre (2019) marquait un tournant vers une forme plus ouverte, où l’angoisse initiale se prolonge en une dérive intime et sensorielle.
Son cinéma, porté par une mise en scène nerveuse et un sens remarquable du rythme, capte des moments de bascule où les certitudes se fissurent. Les corps, les silences et les regards y deviennent les vecteurs d’une tension constante, révélant la complexité morale de personnages pris dans des situations qui les dépassent.
Cette rétrospective accompagne également la présentation de L’Être aimé, sélectionné en compétition au Festival de Cannes, confirmant la place centrale de Sorogoyen sur la scène internationale.





