Citizen Kane
À la mort du magnat de la presse Charles Foster Kane, un journaliste enquête sur son existence afin de percer le mystère de son dernier mot : « Rosebud ».
Révolution narrative et visuelle, Citizen Kane demeure l’un des films les plus influents de tous les temps. Orson Welles impressionne autant comme réalisateur que comme acteur dans une performance d’une ambition exceptionnelle.
Dans le cadre de la rétrospective Les Étoiles
Citizen Kane, c'est le cinéma pris d'assaut par un jeune prodige qui s'est rendu suffisamment célèbre au théâtre et à la radio pour décrocher un contrat en or à Hollywood : on lui accorde toutes les libertés, et il les prend. Acteur reconnu déjà, il s'offre un vrai cadeau en interprétant Kane, ambitieux patron de presse, de 25 à 75 ans. Et à cette saga qui raconte le pouvoir, la fortune, la solitude et le passage du temps, il donne une forme somptueuse et baroque, avec une mise en scène qui défie les règles et bouscule les spectateurs. Ceux de l'époque furent, d'ailleurs, décontenancés, et le film considéré comme un échec. Welles ne retrouva jamais le pouvoir qu'il avait eu pour son premier film. Le destin de Citizen Kane était de rester unique en tout.
Frédéric Strauss, Télérama





