Il était une fois en Amérique

Sergio Leone - Etats-Unis, Italie - 1984 - vost - 230' - Couleurs - Numérique

Anéanti par la perte, Noodles laisse les souvenirs remonter à la surface de sa mémoire dans une fumerie d'opium du quartier chinois. Quarante ans plus tôt, avec ses amis d'enfance, ils formaient une bande de gamins débrouillards déjà prêts à affronter tous les dangers pour sortir de la pauvreté. Puis, il y avait la première flamme d'amour avec l'inaccessible Deborah. Pour sauver ses amis, il les avait vendus. Cependant, l'arrestation tourna à la boucherie et tous furent tués.

Critique

Sergio Leone mettra plus de vingt ans à concrétiser ce projet auquel il s'est intéressé après avoir fini son premier film, Le Colosse de Rhodes. Il devra attendre d'être passé par la case roi du western spaghetti avant de mettre en scène, entre juin 1982 et avril 1983, cette fresque sur la mythologie du cinéma autant que sur celle de l'Amérique. 

Un des plus beaux du monde. Dont il faut voir la version de 3 h 49 voulue par Leone et qui ressort aujourd'hui en salles. Tout y est sublime : Robert De Niro fumant de l'opium, la musique d'Ennio Morricone, la mort de Dominic, et la scène de la sonnerie du téléphone... 
 
Eric Libiot, L'express
 
Ce qui passionne (…) dans le film, outre sa maîtrise, et qui rend vivant et riche un tel projet, ce sont ses contradictions : entre la minute de la reconstitution historique et le caractère mythique de l'histoire ; entre l'abondance des détails d'enfance et le gommage des figures parentales ; entre le style de mise en scène opératique et l'intégration d'éléments (...) imprévisibles, comme le jeu (...) du génial Robert De Niro. Cahiers du cinéma 359, mai 84
 
Michel Chion, Les cahiers du cinéma

Projeté dans le cadre de

Du 30 Juin 2021 au 3 Août 2021
C'est l'heure des eighties aux Cinémas du Grütli !
Drames, comédies, thrillers, science-fiction... Impossible d'oublier certains films, véritables reflets de leur époque.