6 Octobre 2026

Le Film de Ma vie - KES

de Ken Loach (1969) - Mardi 6 octobre à 18H15

Le Film de Ma vie - KES de Ken Loach (1969) - Mardi 6 octobre à 18H15 en partenariat avec l'Association des Amis des Cinémas du Grütli !

Le film a été choisi par Alexandra Turrian & Frédéric Zimmermann :

"Il y a des films que l’on réalise être dans la liste des « films de ma vie » de l’un et de l’autre au hasard d’une discussion. Au moment de choisir le film de « notre vie », puisque nous sommes deux, nous avons repensé à ce moment de joie partagée, quand parlant de cinéma avec un de nos meilleurs amis, photographe à Belfast, nous avons tous cité en même temps le film qu’il fallait absolument avoir vu, KES. Au-delà des qualités esthétiques du film, dont notre ami aurait pu parler des heures, lui-même étant photographe, au-delà du contexte de précarisation sociale du Royaume-Uni qu’il aurait pu nous raconter, vécue de l’intérieur dans le quartier en brique rouge où il habite, c’est bien le rire qui l’a emporté en nous remémorant le match de foot sous la férule de l’entraîneur non seulement tyrannique et en plus fan de Manchester ! Et surtout une immense tendresse pour Billy, son jeune héros, une tendresse simple, vraie, sans sentimentalisme."
-Alexandra Turrian & Frédéric Zimmermann

Billy, enfant solitaire, a une mère dépassée, un frère violent et des camarades de classe dont il est le souffre-douleur. Un jour d'école buissonnière, il trouve dans la lande un faucon crécerelle qu'il entreprend de dresser.

"Ken Loach adapte le roman de Barry Hines, avec sa complicité, et filme avec austérité – sa marque de fabrique –, le nord de l'Angleterre, le Yorkshire, une petite ville minière grisâtre. À travers l'oiseau, la nature s'oppose à la tristesse urbaine, la liberté au déterminisme social. Loach pose un regard désenchanté sur le système scolaire britannique, qu'il tacle avec une rage froide (un match de foot, les examens de passage trop décisifs). Cousin de Léaud/Doinel, l'espièglerie en moins, son jeune interprète est époustouflant. Et Kes, avec son empathie, sa force quasi documentaire, est absolument bouleversant."
-La Cinémathèque française