Call me by your Name

De Luca Guadagnino
Italie - 2017 - vost - 132' - Couleurs - Numérique
Synopsis

Durant l’été 1983, dans une villa du nord de l’Italie, Elio voit son existence bouleversée par l’arrivée d’Oliver, jeune chercheur américain venu travailler auprès de son père.

Chronique sensuelle de la découverte du désir et du premier amour, Call Me by Your Name a marqué toute une génération de spectateur·trices. Timothée Chalamet y révèle un talent exceptionnel dans le rôle qui l’a propulsé au premier plan.

Dans le cadre de la rétrospective Les Étoiles 

Critique

Call Me by Your Name, c’est « le » film de l’hiver 2018. Ses atouts sont majeurs : un scénario de James Ivory ; une brillante interprétation du jeune Timothée Chalamet (déjà nommé pour le golden globe et en lice pour l’oscar du meilleur acteur) et de Armie Hammer (nommé au golden globe pour un second rôle) ; un geste audacieux du réalisateur Luca Guadagnino, celui d’avoir préféré le 35 mm au numérique – conférant ainsi à l’image une couleur chaude et pigmentée de jaune mordoré. Impossible de ne pas succomber au charme de cette histoire de découverte du désir amoureux, le temps d’un été. Le cadre est idyllique. Imaginez une demeure du XVIIe siècle perdue dans la nature, en Italie du Nord. Les canapés défraîchis du salon sont recouverts d’indiennes. Le jeune Elio (Timothée Chalamet) écoute Duran Duran sur son baladeur, il porte un T-shirt des Talking Heads, des shorts. Nostalgie des années 1980 ! Dans cette maison de vacances, on parle français, anglais, italien, et, chez les Perlman, l’ouverture d’esprit est totale. L’arrivée d’Oliver (Armie Hammer), un étudiant plus âgé qu’Elio, fait l’effet d’un cataclysme. Les balades à bicyclette, les plongeons dans les eaux glacées nourrissent un désir muet et interdit entre les deux hommes. Aux longs moments d’apprivoisement, sorte de parade amoureuse, succèdent des scènes d’une grande puissance expressive comme celle déjà culte du fruit défendu, une pêche… Plus qu’un ravissement, cette chronique passionnément déchirante nous enflamme.

Françoise Delbecq, Elle

Projeté dans le cadre de

Du 1 Juillet 2026 au 1 Septembre 2026
1920-2020: Un siècle de visages et de mythes
Du 28 Juin 2023 au 5 Septembre 2023
Les classiques d'hier et d'aujourd'hui