L'Assassino

Elio Petri - Italie, France - 1961 - vost - 105' - Noir et Blanc - Numérique

Alfredo Martelli est un être infâme, antiquaire de métier, qui ne rate aucune occasion pour asseoir sa situation économique. Un beau matin, celui-ci voit débarquer dans son appartement la police, le convoquant au commissariat où on l'accuse du meurtre d'Adalgisa de Matteis, une ancienne maîtresse, associée dans ses affaires...

Critique

C’est moins l’énigme qui intéresse Petri que la description et le mode de vie d’un personnage qui pourrait appartenir à la Dolce Vita. Pour un premier long métrage, Elio Petri fait preuve d’une maitrise impressionnante. Malheureusement le film n’eut aucun succès à sa sortie…

Edouard Waintrop

L’Assassin gagne à chaque révision, révélant ses pièges, ses ambiguïtés, comme si le film, était une gigantesque partie de cache-cache avec le spectateur. Le film, comme ses personnages, cherche à se dérober à la première vision. Trop complexe, ambitieux et préférant se terrer derrière une fausse intrigue policière. C’est aussi peut être le choix d’un cinéaste engagé qui avait déjà, dès son premier film, dû subir les foudres de la censure. Ainsi, Elio Petri joue-t-il peut être au chat et à la souris avec les autorités dont il dresse ici un portrait terrifiant. Le film prouve également à quel point Petri avait immédiatement pris à bras le corps la modernité cinématographique (au coté d’Antonioni), et à quel point il doit être reconsidéré après avoir été longtemps boudé et mal compris par un certain pan de la critique française. Pour ceux qui en douteraient encore, L’Assassin, inépuisable exercice ludique en forme de cache-cache avec la caméra sur le pouvoir des images et de la représentation, en est la preuve absolue.

Frédéric Mercier, Critikat

Projeté dans le cadre de

Du 28 Juin 2017 au 8 Août 2017
Le Magnétique
Le critique anglais David Thomson remarquait que les yeux de Marcello Mastroianni reflétaient parfaitement le désenchantement d'après l'amour.