Les Amants crucifiés

Kenji Mizoguchi - Japon - 1954 - vost - 102' - Noir et Blanc

Au XVIIIe siècle, Osan, la femme de l’imprimeur de la cour, est aimée par Mohei, l’employé préféré de son mari. Alors qu’il ne s’est rien passé entre eux, ils sont dénoncés par un jaloux au mari d’Osan, dont la fidélité est elle-même fluctuante. D’ailleurs, lassée des trahisons de son époux, Osan quitte le domicile conjugal. Elle est rejointe par Mohei… Il s’enfuient. Osan tombe amoureuse. La honte s’abat sur tous les protagonistes, y compris l’imprimeur. Les amants « coupables » vont payer cher leur infidélité, mais ils seront heureux. Jusqu’au bout.

> La séance du 12 novembre à 21h15 est présentée par Jean Douchet

Critique

Pour les Japonais, même si le film se déroule au XVIIIe siècle, c’est un film moderne… Avant tout parce que la morale de l’histoire, cet amour qui triomphe de tout, même de la mort, trouve davantage sa source dans la littérature européenne des XVIIIème et XIXe siècle, dont Mizoguchi était très friand, que dans le féodalisme japonais… La tranquillité, la science de la beauté, et la fluidité avec lesquelles Mizoguchi met en scène cette tragédie en fait, écrit Jacques Lourcelles dans son dictionnaire du cinéma « une sorte d’égal de contemporain dans l’éternité d’un Goethe ou d’un Shakespeare… »

Projeté dans le cadre de

Du 26 Octobre 2016 au 18 Novembre 2016
L'Empereur de la mise en scène
L'Occident a découvert Kenji Mizoguchi au festival de Venise en 1952 avec La Vie d'Oharu femme galante, un chef d'œuvre… L'année suivante, les critiques du monde entier accourus sur la lagune ont eu droit à un nouveau film du même, l'extraordinaire Contes de la