La Gueule ouverte

De Maurice Pialat
France - 1974 - vofr - 82' - Couleurs - Numérique
Critique

Deux ans après Nous ne vieillirons pas ensemble, Pialat creuse à nouveau le sillon de l'autobiographie, de manière plus rude encore, pour raconter la lente agonie d'une mère. Comme un contre-pied au Cris et Chuchotements de Bergman, sorti quelques semaines plus tôt, le cinéaste filme la mort à l'œuvre sans affect ni éclats de voix, laissant le silence et l'attente lentement s'abattre sur un foyer ordinaire.
-La Cinémathèque française

Rejeté à sa sortie, La Gueule ouverte apparaît aujourd'hui comme une parfaite introduction à l'œuvre de Pialat. C'est d'abord une pièce essentielle dans son roman familial auvergnat : le cinéaste évoque ici la mort de sa mère, dont le mari s'appelle « le Garçu », titre du film où il parlera de la mort de son père. On perçoit aussi, bien sûr, la dureté, le pessimisme proverbial de Pialat. Mais la vitalité, qui était son fort, n'en ressort que mieux. Autour du père et du fils tournent des jeunes femmes sensuelles. L'une d'elles ressemble à Sandrine Bonnaire dans À nos amours. Dans la même maison, au même moment, on meurt, on fait l'amour. C'est instinct de vie contre puissance de mort. Un beau combat où l'honneur est seul en jeu puisque l'issue est fatale. Les personnages de La Gueule ouverte ont la tête et le coeur durs, mais ils ont de l'honneur, magnifiquement.
-Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 13 Mai 2026 au 26 Mai 2026
en 5 films du 13 mai au 26 mai !