Le Fleuve de la mort
Dans le petit village côtier de Santa Bibiana, tous les hommes portent un pistolet à la ceinture et le moindre malentendu peut provoquer la mort. Une vendetta naît entre deux familles de Santa Viviana : les Anguiano et les Menchaca. Mais seul Polo Menchaca, élevé loin de la violence du village, refuse de participer à cette vendetta…
"Dans une œuvre aussi canonisée que celle de l’Espagnol Luis Buñuel, qui a navigué entre l’Europe et l’Amérique du Sud, l’avant-garde surréaliste et le cinéma populaire, il reste encore des zones d’ombre. Notamment dans sa période mexicaine – un exil de quinze ans (1947-1962), durant lequel il se fond dans la production courante des studios. Cela tombe bien, puisqu’une pièce rare de l’époque, Le Fleuve de la mort (1955), fait son retour sur les écrans à la faveur d’une version restaurée. Tourné entre les chefs-d’œuvre attestés que sont Los Olvidados (1950) ou La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz (1955), le film s’essaie à une radiographie des mœurs mexicaines, avec cette ironie légèrement oblique, caractéristique du cinéaste, toujours posté en observateur étranger."
-Mathieu Macheret, Le Monde


