Règlements de comptes à O.K. Corral

John Sturges - Etats-Unis - 1957 - vost - 122' - Couleurs - Numérique

A la poursuite de deux hors-la-loi, Wyatt Earp, le shérif de Dodge City, se heurte à un confrère désabusé qui, par faiblesse, a laissé filer les truands. Au saloon, Wyatt retrouve Doc Holliday, un ancien dentiste miné par la tuberculose et l'alcool. Menacé par un vieil ennemi venu le tuer, Doc dégaine plus vite que son agresseur et l'abat. Jeté en prison et promis à un lynchage en règle, il n'échappe à la mort que grâce à l'intervention de Wyatt Earp, qui le fait évader. En compagnie de sa maîtresse, Kate, l'ancien dentiste s'installe à Dodge City. Il aura, par deux fois, l'occasion de sauver la vie de son ami...

Critique

(...) Ici, tout est une histoire de décalage, et c'est Kirk Douglas, alias Doc Holliday, qui tient la vedette, génie de la gâchette vieillissant, ex-dentiste devenu joueur alcoolique et tuberculeux. Kirk Douglas est truculent : pathétique dans une scène, il se transforme en monstre sadique en un claquement de doigts. C'est un personnage maudit : sa renommée de gunfighter met sur son chemin tous les desperados de l'Ouest. De guerre lasse, il fuit, de duel en duel, toutes les villes qui lui ferment leurs portes. Semeur de trouble malgré lui, Doc Holliday rêve d'une mort violente et agonise à petit feu, rongé par la maladie et l'alcool.

A ses côtés, Burt Lancaster incarne le héros américain, sobre, droit et inflexible, porteur d'un nouvel espoir. Ils sont bien sûr les deux faces de la même médaille yankee, et les deux hommes finissent même par avouer leur attirance : « Dommage qu'on ne finisse pas ensemble », regrette Wyatt Earp dans un moment de mélancolie. Evidemment, le couple Henry Fonda-Victor Mature dans La Poursuite infernale, de John Ford, a, dix ans plus tôt, immortalisé les héros de Tombstone. Mais ce remake n'a rien de déshonorant.

Anne Dessuant, Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 15 Décembre 2021 au 20 Janvier 2022
Du 15 décembre 2021 au 20 janvier 2022
Une «Histoire du Western» en un peu plus d’un mois et en 43 films ! Une proposition modeste et ambitieuse à la fois. Modeste, car on ne peut certes pas réduire l’histoire du western à 43 titres.