Favolacce

Damiano et Fabio D‘Innocenzo - Italie - 2020 - vost - 98' - Couleurs - Numérique

Un quartier résidentiel de maisons mitoyennes dans la banlieue de Rome ; il fait une chaleur torride. L’atmosphère estivale est teintée d’une mystérieuse ambiance d’angoisse. Maintes familles vivent ici, sans appartenir à rien, dans leurs habitudes sans cesse répétées. Çà et là affleure la peur du déclin social. Certains parents sont frustrés puisque la vie espérée reste inaccessible. Mais pour finir ce seront les enfants qui feront trembler les fondements de ce lieu...

Ours d’argent du Meilleur scénario à la Berlinale 2020

Critique

« Favolacce pose son regard sur l’horreur du quotidien et la beauté dans la misère. Un film magnifique et important. »

La Repubblica

 

«Nous sommes des gens très sensibles, et on était souvent victimes de la méchanceté des autres. Et dans le cas de notre pays, ce phénomène ne fait que s’accentuer : être méchant est vu comme une attitude acceptable, et les gens en deviennent presque déshumanisés. Pour nous, c’est choquant de voir l’époque dans laquelle on vit. C’est vrai que parfois, on a des problèmes de communication, et on espère que ce monde deviendra meilleur un jour. Et c’est pour cela qu’à chaque fois qu’on a l’opportunité de raconter quelque chose, on n’essaie pas de romancer la réalité. On la montre de la manière dont on la vit et oui : on voit du mal partout. Dans notre film, les enfants essaient de faire comme les adultes ; ils imitent ce qu’ils voient. (…) Nous sommes des gens très sensibles, et on était souvent victimes de la méchanceté des autres. Et dans le cas de notre pays, ce phénomène ne fait que s’accentuer : être méchant est vu comme une attitude acceptable, et les gens en deviennent presque déshumanisés. Pour nous, c’est choquant de voir l’époque dans laquelle on vit. C’est vrai que parfois, on a des problèmes de communication, et on espère que ce monde deviendra meilleur un jour. Et c’est pour cela qu’à chaque fois qu’on a l’opportunité de raconter quelque chose, on n’essaie pas de romancer la réalité. On la montre de la manière dont on la vit et oui : on voit du mal partout. Dans notre film, les enfants essaient de faire comme les adultes ; ils imitent ce qu’ils voient. (…)

Fabio et Damiano D'Innocenzo, extrait d'un interview de Marta Balaga, pour Cineuropa