L'Evaporation de l'homme

Shôhei Imamura - Japon - 1967 - vost - 130' - Noir et Blanc - Numérique
Le vendeur de plastique Oshima a disparu depuis deux ans sans laisser de mot à personne. Shohei Imamura et son équipe suivent la fiancée d'Oshima, Yoshie, et l'acteur Shigeru Tsuyuguchi, et mènent l'enquête sur cette disparition.

 

Critique

L’Evaporation de l’homme est un des manifestes les plus radicaux du jeune Imamura, et une des pierres fondatrices de son oeuvre. On y retrouve les obsessions du cinéaste : observer en entomologiste les dysfonctionnements et les aberrations des mentalités et de la société nippone conservatrice, étudier la condition féminine, entre soumission, aliénation et prostitution.

Imamura décide de s’intéresser à un phénomène de société abordé dans les médias : la disparition chaque année au Japon de près de 90'000 personnes. Comment est-ce possible dans un aussi petit pays, se demande le cinéaste. Le cas d’un certain Oshima (dont le patronyme est curieusement celui de l’autre grand cinéaste japonais de l’époque), homme de 30 ans sans qualité (agent commercial, vaguement alcoolique, médiocre et malhonnête, que personne ne semble regretter) attire son attention. Une équipe de cinéma part sur ses traces, interrogeant les membres de sa famille et ceux qui l’ont côtoyé ou travaillé avec lui. 

Olivier Père, Les Inrockuptibles

Projeté dans le cadre de

Du 23 Octobre 2019 au 15 Novembre 2019
Shôhei Imamura (1926-2006) est l’un des rares cinéastes, et le seul Japonais, à avoir obtenu deux palmes d’or au festival de Cannes.