L'Eternité et un jour

Theo Angelopoulos - Grèce - 1998 - vost - 132' - Couleurs - 35mm

Écrivain renommé, Alexandre retrouve une lettre de sa femme Anna alors qu'il est sur le point de quitter la maison dans laquelle il a toujours vécu. Lui reviennent alors en mémoire des souvenirs, des bonheurs, des moments à côté desquels il pense parfois être passés et qu'il aimerait faire revivre pour l'éternité…

Critique

Theo Angelopoulos aurait pu avoir la Palme d’or en 1995 pour Le regard d’Ulysse. Mais il y avait l’Underground de Kusturica et le jury a fait son choix. Ce qu’avait publiquement regretté le réalisateur, mauvais perdant peut-être, génial sans doute, car il revenait trois ans plus tard avec un nouveau film qui décrochait, lui, la suprême récompense cannoise. (…) Mais bon, ne chipotons pas : L’Eternité et un jour est un grand film. L’errance d’un homme qui se croit fini (Bruno Ganz) et qui le plonge dans son passé, lui permettant d’offrir à un petit réfugié toute l’attention qu’il n’a jamais su donner à sa famille. Père et fils de fortune, tous deux partiront vers la frontière, celle de l’espoir pour le gosse, la dernière sans doute pour Alexandre, qui y trouvera peut-être la réponse à "la" question : "Demain, ça dure combien de temps ?".(…)

Frédéric Mairy

Projeté dans le cadre de

Du 15 Mai 2019 au 12 Juin 2019
A vingt ans, en 1961, Bruno Ganz quitte sa Zurich natale et part à Berlin travailler comme acteur au Schaubühne, prestigieux théâtre allemand. Il y trouve vite un succès qui ne se démentira plus jamais.