Les Enfants du Paradis

Marcel Carné - France - 1945 - vofr - 200' - Noir et Blanc - Numérique

Paris, 1828. Sur le boulevard du Crime, au milieu de la foule, des acteurs et des bateleurs, le mime Baptiste Deburau, par son témoignage muet, sauve Garance d'une erreur judiciaire. C'est ici que commencent les amours contrariées de Garance, femme libre et audacieuse, et de Baptiste qu'elle intimide et qui n'ose lui déclarer sa flamme... 

Séance du dimanche 14 avril à 17h00 présentée par Jean Ollé-Laprune

Critique

En équilibre permanent entre l’intimisme et la fresque sociale, Les Enfants du paradis est à la fois un film sur les passions, l’amour, la mort, et sur le monde du spectacle, le théâtre et ses acteurs. Mais «Qui se masque se démasque», disait Cocteau, cité par Carné: Les Enfants du paradis passe volontairement de la scène à la «vraie» vie pour montrer que le théâtre est partout et la sincérité nulle part. Tourné et sorti en France quelques mois avant la Libération, ce «drame romantique en deux époques» s’est doublement joué de la censure: d’une part en permettant à deux Juifs (Trauner le décorateur, Kosma le musicien) d’y collaborer; d’autre part en glissant, dans les dialogues de Prévert et les personnages, de subtiles allusion à la vie sociale sous l’Occupation.

Passion Cinéma

Projeté dans le cadre de

Du 5 Avril 2019 au 28 Avril 2019
Un paradoxe
Alors que pendant l'Occupation allemande tout manquait, électricité, argent, matériaux pour faire des décors et des costumes, que nombre de ses "génies" (Renoir Ophuls, Duvivier etc.) étaient partis, le cinéma français ne s'est que rarement aussi bien porté … Ce n'était certes pas le paradi