Les Musiciens de Gion

Kenji Mizoguchi - Japon - 1953 - vost - 84' - Noir et Blanc

A Kyoto aujourd’hui (en 1953), Eiko, la fille d’une geisha et d’un petit commerçant ruiné demande à une autre geisha, Myoharu, de lui apprendre le métier. Pendant un an elle passe ses journées à devenir bonne danseuse, bonne musicienne et surtout une hôtesse exquise… Cela n’empêchera pas sa carrière de courtisane, face à une brute, de commencer par une catastrophe. Eiko et son initiatrice sont mises à l’index et expulsées du quartier réservé… Elles auront à régler ce problème avant de revenir à Gion…

Critique

« Quasi-remake » d’un très beau film de 1936, Les Musiciens de Gion ne s’intéresse malgré son titre qu’aux deux geishas d’âge différent, la jeune Eiko et Myoharu, la plus mûre, à leur relation et évidemment à leur rapport avec les hommes qui comme souvent chez Mizoguchi sont sinistres, imbéciles et brutaux. Le monde décrit est cruel et injuste, Mizoguchi n’a pas besoin d’insister. Le scénario est épuré, et la mise en scène d’une fluidité incroyable laisse remonter les sentiments des deux femmes et la beauté de leur solidarité.

Edouard Waintrop

Projeté dans le cadre de

Du 26 Octobre 2016 au 18 Novembre 2016
L'Empereur de la mise en scène
L'Occident a découvert Kenji Mizoguchi au festival de Venise en 1952 avec La Vie d'Oharu femme galante, un chef d'œuvre… L'année suivante, les critiques du monde entier accourus sur la lagune ont eu droit à un nouveau film du même, l'extraordinaire Contes de la