Mademoiselle Oyu

Kenji Mizoguchi - Japon - 1951 - vost - 95' - Noir et Blanc

Pendant l’époque Meiji (1868-1912), celle de la première modernisation du Japon, Shinosuke est présenté à Oshizu en vue d’un mariage. Il tombe amoureux de la soeur aînée de sa promise, une jeune veuve, musicienne, qui se nomme Oyu. Les conventions interdisent à Oyu de se remarier car elle doit élever son fils comme le chef de la famille de son mari. Shinosuke se marie avec Oshizu qui, connaissant les sentiments de son jeune mari, souffre en silence. La relation, même contrariée de Shinosuke et Oyu, entraine des médisances et des rumeurs…

> La séance du mercredi 2 novembre à 18h30 est présentée par Fabrice Arduini

Critique

Miss Oyu est une adaptation d’un roman de l’immense Junchiro Tanizaki, l’auteur de L’éloge de l’ombre, du Chat, son maître et ses deux maîtresses et de La confession impudique. L’adaptation qu’en a tiré Yoda, le scénariste habituel de Mizoguchi, est formidable. Même si les flashbacks qu’il voulut y imposer furent implacablement refusés par Kawaguchi au nom des studios Diaei de Kyoto.

Edouard Waintrop

Projeté dans le cadre de

Du 26 Octobre 2016 au 18 Novembre 2016
L'Empereur de la mise en scène
L'Occident a découvert Kenji Mizoguchi au festival de Venise en 1952 avec La Vie d'Oharu femme galante, un chef d'œuvre… L'année suivante, les critiques du monde entier accourus sur la lagune ont eu droit à un nouveau film du même, l'extraordinaire Contes de la