Contes des chrysanthèmes tardifs

Kenji Mizoguchi - Japon - 1939 - vost - 143' - Noir et Blanc

Kinosuke est un jeune acteur, fils d’un maître de la scène. Sa servante Otoku lui avoue franchement que sa manière de jouer n’est pas satisfaisante. Au lieu de s’en offusquer, Kinosuke se met à vraiment travailler son jeu et surtout il tombe amoureux de cette jeune femme si franche. Leur liaison fait scandale. Kinosuke perd son statut et doit faire des tournées en province avec un théâtre ambulant. Il s’y améliore et y est rejoint par Otoku. Engagé dans une troupe célèbre, il triomphe, mais son directeur lui demande de rompre avec sa compagne…

Critique

Mizoguchi a aimé mettre en scène des histoires de femmes amoureuses. Et adoré raconter les affres d’acteurs en délicatesse avec leur art. Surtout à cette époque (1939) où le militarisme a pris non seulement le contrôle politique du pays mais aussi celui des écrans. Faire ce genre de Geidomono (films sur les acteurs et la scène) lui a permis de ne pas suivre les consignes. De magnifier aussi son héroïne, une jeune femme certes simple mais au goût sûr et au courage exemplaire. Dans ce film, la technique de Mizoguchi est déjà brillante mais pas encore épurée. En dépit de son côté parfois un peu trop chorégraphié, Contes des Chrysanthèmes tardifs est cependant un film admirable.

Edouard Waintrop

Projeté dans le cadre de

Du 26 Octobre 2016 au 18 Novembre 2016
L'Empereur de la mise en scène
L'Occident a découvert Kenji Mizoguchi au festival de Venise en 1952 avec La Vie d'Oharu femme galante, un chef d'œuvre… L'année suivante, les critiques du monde entier accourus sur la lagune ont eu droit à un nouveau film du même, l'extraordinaire Contes de la