Nightfall

Jacques Tourneur - Etats-Unis - 1957 - vost - 78' - Couleurs - Numérique

Un homme est poursuivi par la police pour un meurtre qu’il n’a pas commis, et aussi par des gangsters à qui il a pris de l’argent…Jacques Tourneur adapte David Goodis. À la clé, un petit bijou de noirceur…

Critique

Comme dans ses films fantastiques (La Féline, Vaudou...), Tourneur utilise avec brio le hors-champ pour faire naître la tension. Pas besoin d'effets grandiloquents : dans une séquence en apparence paisible, un simple travelling latéral suffit à prendre conscience du danger qui menace...

Samuel Douhaire, Télérama

 

Adaptation d’un roman de David Goodis, un écrivain dont Philippe Garnier dit avec justesse qu’il réussit bien au cinéma, Nightfall, longtemps peu connu, bénéficie de nombreuses qualités. D’abord le scénario de Stirling Siliphant qui, à l’époque, n’est qu’un débutant mais sait déjà là où il faut couper dans le matériau à adapter et là où il faut en rajouter… Ensuite sont aussi remarquables les interprétations d’Aldo Ray, très sobre, d’Ann Bancroft très vive, et celle de Brian Keith en tueur raisonnable et Rudy Bond en complice du précédent, sadique et violent… Et comme toujours dans cette filmographie, la photo, magnifique noir et blanc, cette fois ci plus claire et nette de Barney Guffey…  Il y a enfin la belle mise en scène inspirée de Jacques Tourneur, qui joue ici aussi de sa grande science des moments faibles, comme de sa capacité à parsemer d’ellipses les moments forts. 

Edouard Waintrop

Projeté dans le cadre de

Du 23 Août 2017 au 12 Septembre 2017
Un génie discret
Si la filmographie de Jacques Tourneur parait aujourd'hui éclairer le firmament hollywoodien comme un astre pur, sa carrière mit du temps à décoller… Le fils de Maurice Tourneur, autre cinéaste d'importance, commença par faire tous les métiers à Hollywood et à Paris avant de diriger en France que