Le Feu follet

Louis Malle - France - 1963 - vf - 110' - Noir et Blanc - Numérique

Alain Leroy effectue un séjour dans une clinique de désintoxication, en région parisienne. Dorothy, son épouse, l'a quitté pour aller vivre aux Etats-Unis. Lors de sa première sortie, Alain revoit Lydia, une amie de Dorothy. Il passe la nuit avec elle. Mais Alain, qui n'est plus tenté par la vie, n'a pas le courage de se remettre à travailler. Après avoir fait un bilan de son passé, il prépare son suicide, dont il inscrit la date sur une glace : le 23 juillet...

Critique

Un homme, qui n'a plus goût en la vie, un homme anesthésié, en cure de désintoxication dans une clinique de Versailles. Un parfum vénéneux plane, la prescience d'une fin imminente. Dernière ivresse, dernière virée pour vérifier qu'il n'y a plus d'argent, plus de jeunesse, plus de séduction. L'itinéraire d'Alain Leroy le conduit de bars hier mythiques en visites chez des amis. Dérivant sur fond de bourgeoisie rêveuse, de tentation droitière (des amis infréquentables de l'OAS), de fêlure fitzgéraldienne, ce personnage velléitaire oppresse le coeur. Dandy qui se déteste de l'être, il souffre d'un mal romantique qui lui a fait entrevoir une vie puissante et phénoménale avant de l'en priver.
Impitoyable dans sa délicatesse, la mise en scène de Louis Malle filme son angoisse tout en soulignant la beauté des femmes, la majesté des jardins et des rues. 

Jacques Morice, Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 13 Septembre 2017 au 3 Octobre 2017
Le Tourbillon
Un demi siècle de cinéma français (et mondial d'ailleurs) parcouru par un tourbillon...  Voilà ce que nous fera ressentir cet hommage à Jeanne Moreau.