Land and Freedom

Ken Loach - Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Italie, France - 1995 - vost - 109' - Couleurs - 35mm

Au printemps 1936, David, un jeune chômeur anglais, quitte Liverpool et sa fiancée pour s'engager dans les rangs des Brigades internationales, aux côtés des républicains espagnols. Il est intégré dans une section qui lutte pied à pied en Aragon. Très vite, il est fasciné par une combattante, Blanca, la petite amie du meilleur soldat de la troupe, Coogan, un Irlandais, ancien militant de l'IRA. A la suite d'une erreur de David, Coogan est tué. Blessé et renvoyé à Barcelone, David assiste aux déchirements politiques qui minent le camp républicain. Les anarchistes sont désarmés, traqués, et David est incorporé dans la nouvelle armée populaire...

Critique

Dans le sillage de David (magnifique Ian Hart), un humble, un croyant, Loach prend le parti de l'engagement. Les lettres de David ne sont pas que des morceaux de passé jaunis. -Elles nourrissent le présent de rêves, de luttes que le cinéaste refuse de déclarer obsolètes. La petite brigade cosmopolite du Poum incarne un idéal révolutionnaire et fraternel, cet autre modèle de société auquel Ken Loach veut croire, aujourd'hui plus que jamais. Vibrant, son credo politique n'est pourtant pas naïf : témoin, la scène superbe, volontairement brouillonne, du débat sur la collectivisation des terres. De même, le fascisme, ennemi désigné, n'apparaît que le temps de brèves mais terribles escarmouches. Ken Loach se concentre avec amertume sur une lutte plus intime, fratricide, entre staliniens et gauchistes. Mais l'amertume n'étouffe pas la foi, et l'hommage, rendu aux simples combattants, dépenaillés, humains, magnifiques, bouleverse et réveille.

Cécile Mury, Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 5 Octobre 2017 au 8 Mai 2018
De la révolution russe d'octobre 1917 à Mai 1968
Il y a cent ans, en octobre, éclatait la seconde révolution russe de 1917, celle qui mit fin à une expérience de démocratie commencée en février de la même année… Elle vida de tout pouvoir réel les soviets, imposant le règne absolu du parti communiste. N'empêche que cette révolution, qui n'e