Ascenseur pour l'échafaud

Louis Malle - France - 1958 - vost - 98' - Noir et Blanc - Numérique

Julien Tavernier, un ancien parachutiste en Indochine, assassine son patron qui est aussi le mari de sa maitresse, en simulant un suicide. Un enchainement fatal d’événements imprévus va enrayer la machination.

Critique

C’est sans doute le plus beau Louis Malle première manière…  Rarement le jazz, ici celui superbe et cool de Miles Davis, n’a été aussi bien utilisé pour rendre une montée de tension typique de ce genre de films… Cette musique plus la manière dont Malle filme le Paris nocturne de la fin des années 50 donne un côté poignant à ce qui sur le papier n’est qu’une histoire pleine de noirceur et de cynisme.

Edouard Waintrop

Selon Louis Malle, «le film était bien. Quand on a mis la musique, il a été métamorphosé». Miles Davis a enregistré en une nuit la bande-son. Le trompettiste est entré en studio avec quelques schémas. L’orchestre, composé de Barney Wilen (saxophone ténor), René Urtreger (piano), Pierre Michelot (contrebasse) et Kenny Clarke (batterie), a enregistré les différentes pièces en regardant le film. Au fur et à mesure, toutes les personnes présentes se rendaient compte qu'«on sortait de l’ordinaire». Ces improvisations élégiaques subliment Ascenseur pour l’échafaud et portent en elles le germe de Kind of Blue (1959), l’acte fondateur du jazz modal.

Antoine Duplan, Le Temps

Projeté dans le cadre de

Du 16 Août 2017 au 22 Août 2017
Le jazz et le cinéma sont deux arts cousins qui ont fréquenté à leurs débuts les mêmes lieux de perdition ou presque… Evidemment tout a changé depuis : le cinéma et le jazz se sont civilisés, sophistiqués (voir Whiplash, le jazz dans une haute école).