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united states of love

Tomasz Wasilewski - Pologne - 2016 - vost - 104 min. - Couleurs

Pologne, 1990. La première année de liberté, mais aussi de l'incertitude pour l'avenir. Dans ce contexte, quatre femmes de différents âges décident qu'il est temps pour elles de satisfaire leurs désirs...

Critique

Au cœur du troisième long métrage du jeune réalisateur polonais Tomasz Wasilewski (Ligne d’eau), il y a une mise en parallèle de l’espoir suggéré du post-communisme et la supposée liberté d’aimer qui en découle. Des cours de religions à ceux d’aérobic, tout autour de ces quatre femmes les incite à une nouvelle vie (...), et à une renaissance qui passera par leurs corps. Mais leur cage a beau avoir été ouverte, cette liberté n’est pas facile à apprivoiser. (...). Dans un film aux repères temporels volontairement absents, seules Whitney et  les VHS piratées viennent nous rappeler que ces femmes en cage vivent bien dans les années 90, plus proches de nous qu’il n’y parait. Amoureuses des mauvaises personnes, les émotions et les désirs de ces femmes restent privés, inavouables, et donc impossibles à assouvir. Filmées dans des couleurs crépusculaires et délavées, dé-saturées jusqu’à presque ressembler à du noir et blanc (on pense aux étranges transitions de Pleasantville), ces histoires ont l’air de se dérouler à une époque indéfinie, comme si les temps n’avaient jamais vraiment changé. Surtout, ce traitement chromatique donne l’impression que les héroïnes sont soit sur le point d’éclore, soit au contraire d’être figées dans un passé qui refuse de les quitter. Captées chacune à un moment clé de leur vie sentimentale, les quatre femmes d’âges différents sont-elles au début ou à la fin de leur parcours personnel ?

Gregory Coutaut