La dolce vita

Federico Fellini - Italie, France - 1960 - vost - 160' - Noir et Blanc - Numérique

Marcello Rubini, a quitté sa province italienne pour Rome dans le but de devenir écrivain. Mais celui-ci est devenu chroniqueur dans un journal à sensations. Il fait donc la tournée des lieux dans lesquels il est susceptible de décrocher quelques scoops afin d’alimenter sa chronique. Un soir, las de la jalousie maladive de sa maîtresse Emma il sort avec Maddalena. Le lendemain Sylvia, une grande star hollywoodienne fait son arrivée à Rome…

> Vendredi 5 janvier à 19h00: quatrième intervention de Gérald Morin: La Ville (La Dolce vita, Le Satyricon et Roma), suivie de la projection de La Dolce vita.

Critique

Beau comme un fleuve puissant et plein de méandres, soutenu par une photographie noir et blanc plus qu’impeccable, signée par Otello Martelli, et hanté par un Mastroianni plus fragile que jamais, La Dolce Vita fut le film qui donna une autre dimension aux mythes de Fellini et de Mastroianni…

Edouard Waintrop

Cette fresque, devenue monument de l'histoire du cinéma, fit scandale à sa sortie, tout en récoltant sans attendre une Palme d'or à Cannes, en 1960. Le génie de Fellini, c'est de réussir à saisir l'énergie de son époque, d'en donner la démesure, mais aussi d'en dire, déjà, l'épuisement. Dès l'ouverture, un souffle de folie s'engouffre dans La Dolce Vita. On vole en hélicoptère, on roule en décapotable, on va partout dans Rome avec le journaliste Marcello (joué par Mastroianni), qui court après les scoops. Les médias, les moeurs, tout s'affole, c'est le show permanent, l'amour et l'orgie. Mais le mouvement qui conduit sans cesse d'un lieu à l'autre débouche sur l'immobilisme. La frénésie, sur le vide. Cette dolce vita pleine d'apparitions magiques, comme celle, devenue légendaire, d'Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi, est finalement peuplée de fantômes. L'explosion de modernité culmine en mélancolie presque mortifère. Un film de visionnaire lucide, unique en son genre.

Frédéric Strauss, Télérama

Projeté dans le cadre de

Du 20 Décembre 2017 au 9 Janvier 2018
Le Magicien
Nous ne présenterons pas Fellini (1920-1993), Federico de son prénom, sinon pour rappeler aux oublieux que venant du néoréalisme (il a travaillé sur Rome ville ouverte) il guida le cinéma italien vers des terres nouvelles, vers des formes inconnues avant lui.